Jour 15

cène et grâce

« Ensuite il prit du pain, remercia Dieu, le partagea en morceaux qu’il leur donna en disant : - Ceci est mon corps qui est donné pour vous. Faites cela en souvenir de moi. Après le repas, il fit de même pour la coupe, en disant : - Ceci est la coupe de la nouvelle alliance conclue par mon sang qui va être versé pour vous … .»

Luc 22.19-20 

Voilà comment Jésus introduit et institue la cène. Rien d’autre. Pas de grandes explications théologiques, juste ces quelques mots, tout simples. Enfin, tout simples à dire comme ça, tout simples à répéter le dimanche matin, tellement simples qu’on y prête parfois plus vraiment attention. Mais pour Jésus, lorsqu’il prononça ces paroles, elles n’étaient pas si simples à dire que ça ! Ces mots étaient liés pour lui à un poids de souffrance qu’il sentait déjà peser sur ses épaules. C’était un moment important pour lui et ce sont donc des signes qui ont beaucoup d’importance, de valeur à ses yeux.

 

En réalité, ces mots, par leur signification, ne sont pas simples qu’ils n’y paraissent.

La coupe de bénédiction que nous bénissons n’est-elle pas la communion au sang de Christ?
Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au corps de Christ ?

1 Corinthiens 10.16

Lorsque je mange ce pain et bois cette coupe - de vin ou de jus de raisin -  je ne fais pas juste un geste symbolique ou un devoir de mémoire. Ce n’est pas un acte religieux à pratiquer en passant. Non, c’est beaucoup plus que cela. J’entre en communion avec Jésus. Je me lie à lui. La version du Semeur traduit : « je suis mis au bénéfice de son corps, de son sang ». J’accepte et j’accueille dans ma vie, dans mon être, la grâce du pardon et de la communion retrouvée avec Dieu, mon Créateur

J’entre en communion avec Jésus. Je me lie à lui.

Quel cadeau ! Quelle grâce !

 

C’est une grâce que je reçois concrètement et presque matériellement dans mon corps. C’est comme la présence visible de Jésus. Le cadeau de la grâce rendu visible et concret devant mes yeux.

Le cadeau de la grâce rendu visible et concret devant mes yeux.

Dieu est aussi proche de moi et aussi réel que le sont ce pain et ce jus. La grâce est parfois une notion abstraite pour nous aujourd’hui. On en parle au culte, dans la Bible, mais dans le vocabulaire quotidien, ce mot n’a plus guère de sens. Il faut dire que nous vivons dans un monde qui ne fait pas grâce facilement !

Alors, ces signes viennent me rappeler que Dieu est un Dieu qui me fait grâce tous les jours de ma vie. Par ma participation à ce repas, je la reçois concrètement dans mon corps, dans ma vie entière.

 

On ne peut que la recevoir avec reconnaissance mais certainement pas la mériter, la gagner. C’est le principe même de la grâce. C’est offert. Jésus lui-même m’y invite. Je n’ai plus qu’à dire oui ou non et c’est tout !

 

Lorsqu’il partagea le pain à ses disciples Jésus le présenta en disant : « ceci est mon corps… ». Or, le corps de Jésus présent et réel sur terre aujourd’hui c’est l’Eglise ! Cette communion au corps de Christ est donc aussi communion à l’Eglise du Christ.

Comme il n’y a qu’un seul pain, nous tous, malgré notre grand nombre, nous ne formons qu’un seul corps, puisque nous partageons entre tous ce pain unique.

1 Corinthiens 10.17

Prendre part à la cène nous rend participants à ce corps et nous unit indissociablement à lui, et donc aux croyants avec lesquels nous partageons ces signes. C’est un acte communautaire. Dietrich Bonhoeffer disait « il n’est de communion avec Jésus-Christ qu’en tant que communion à son corps en lequel seul nous sommes adoptés »

 

La grâce présente dans ces signes ne vient pas seulement me sauver, elle vient aussi me rendre participant à une famille, à un peuple, à un projet cher au coeur de Dieu.

 

Ainsi, ce n’est pas un geste anodin. Paul est très sévère avec ceux qui prennent ce repas indignement sans discerner cette réalité. Ils rompent ainsi la communion avec leurs frères et sœurs présents mais aussi avec le Christ et son Eglise en même temps. Mais nous en reparlerons demain.

La grâce présente dans ces signes ne vient pas seulement me sauver,
elle vient aussi me rendre participant à une famille, à un peuple,
à un projet cher au coeur de Dieu. 

Luc 22.19-20  ; 1 Corinthiens 10.16-17

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J'abandonne

Mon ambition de vouloir m’en sortir seul.

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Je suis renouvelé

J’accueille la présence réelle du Christ en moi mais aussi la communion avec son corps, avec mes sœurs et mes frères que Dieu a placés autour de moi comme cadeau de sa grâce.

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Je me revêts

… de la grâce que Jésus m’offre lorsqu’il m’invite à participer à son repas et je me revêts aussi de grâce envers les autres.

Le témoignage du jour

Le sondage du jour

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