Jour 7

Pardonnez-vous
mutuellement

Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. 
Matthieu 6.12 

Ainsi, puisque Dieu vous a choisis pour faire partie du peuple saint et qu’il vous aime, revêtez-vous d’ardente bonté, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience .

Spportez-vous les uns les autres, et si l’un de vous a quelque chose à reprocher à un autre,

pardonnez-vous mutuellement ; le Seigneur vous a pardonné : vous aussi, pardonnez-vous de la même manière. 


Et, par-dessus tout cela, revêtez-vous de l’amour qui est le lien par excellence. 
Colossiens 3.13-15
 
Ne soyez pas vaincus par le mal. Soyez vainqueurs du mal par le bien.  
Romains 12.21  

 

Dans cet apprentissage communautaire de l’amour, le rôle du pardon est essentiel. Primordial.

Sans pardon, pas d’Eglise. Sans pardon, des relations de façade, oui, mais pas de communion, pas de réconciliation, pas de lien en vérité, ni en profondeur.

Sans pardon, pas de relations qui restaurent les coeurs brisés ; pas de relèvement.

Le pardon mutuel. Au coeur du coeur de Dieu. Tellement proche de son ADN.

Désirer ressembler à Dieu, désirer s’approcher de lui, c’est marcher sur le chemin étroit qui mène au pardon. Obligatoirement.

 

Concernant cette thématique du pardon, permets-moi une petite mise au point. Quand l’Ecriture nous demande de pardonner, elle n’est pas en train de nous demander de mettre en place une culture de l’impunité, ni d’encourager chacun à éviter les confrontations pour installer un mode de résolution de conflit basé sur les non-dits ou les tabou.

 

Toutes les exhortations à pardonner sont aussi des exhortations à reconnaître la faute, pas à l’ignorer. À la nommer, la dénoncer et à la pardonner. Le pardon n’efface pas la justice. Il la sublime. C’est différent.

Le pardon n’efface pas la justice. Il la sublime. C’est différent.

 

Le but du pardon n’est pas de faire de nos églises un paradis pour les offenseurs, les manipulateurs et les profiteurs. D’ailleurs, dans l’église, le mal n’est plus sensé se commettre volontairement.

Le but du pardon, c’est d’être vainqueur du mal. 
Chaque fois qu’on pardonne, on cherche la victoire sur le mal. Ensemble. 
On cherche à vaincre la morsure du mal par le baume du pardon, qui libère le blessé et travaille l’agresseur jusqu’à le remettre profondément en question. Et lorsque l’offenseur demande pardon pour le mal qu’il a fait, la victoire est double. C’est alors que nous devenons « plus que vainqueurs » par celui qui nous a aimés. 

Dieu ne nous demande pas de ne jamais avoir de conflits ! 
Il nous demande de nous pardonner réciproquement

… c’est un peu différent. 

Pardonner, c’est se sentir libre de l’offenseur, et de ce qu’il nous a fait. C’est un geste spirituel qui libère. Plus qu’un geste, c’est un outil, une arme et une clé pour connaître la libération du mal qui nous a été fait. 

 

Communautairement, le pardon mutuel est une clé qui permet de trouver une liberté dans les projets et les relations. C’est construire un tissu relationnel qui nous permet de dire que la personne compte plus à nos yeux que ses actes. Et faire en sorte qu’aucun acte, ni aucune parole ne vienne couper la relation avec mes frères et soeurs.

 

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. » L’offense, c’est l’atteinte à notre honneur. Il peut s’agir d’une parole ou d’une action qui attaque notre dignité. On se sent offensés par une parole humiliante, par une blague, un regard, …

Ces éléments, mine de rien, peuvent saper des relations, casser la confiance, laminer la communion.

Ce sont ces offenses qui sont à nous pardonner les uns les autres. Toujours. Ce qui ne signifie pas qu’on ne puisse pas en parler avec celui qui nous a offensé, peut-être même involontairement.

On peut parfois même être offensé par une parole dite par un frère, alors qu’il ne parlait absolument pas de nous. C’est arrivé tellement souvent.

 

Continuons ensemble de construire une église qui fait du pardon un mode de vie.

 

Un MOI pour AIMER l’Eglise, c’est un mois pour restaurer les relations détruites, griffées, gommées, entachées. C’est un mois pour pardonner à ceux qui nous ont offensés.

Un mois pour laisser l’amour de Dieu, et son pardon sur nos vies, emporter avec lui tous les non-pardons qu’on a voulu garder dans nos coeurs et qui nous ont affectés.

C’est un mois pour trouver la paix. Un MOI en paix.

Pardonne-nous nos offenses … comme nous pardonnons aussi.


Mathieu 18. 21-35 ; Jean 13.1-17


Pour aller plus loin : prédication de Gilles Geiser du 11 juillet : "Qu’est-ce que je garde en haut de la pile ?"

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J'abandonne

Aujourd’hui, Seigneur, j’abandonne les dettes que les autres me doivent.

 

Les dettes d’amour, les dettes de respect, etc.

 

Je laisse à tes pieds ce que les hommes m’ont fait. 

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Je suis renouvelé

Seigneur, mon Dieu,

je reçois ton pardon sur ma vie.

 

Je m’en nourris. Tu me pardonnes entièrement. Sur ta parole, Seigneur, je pardonne.

 

Dans le même élan que ton pardon reçu, je désire vivre le pardon accordé.

 

Je remets entre tes mains ce que les autres me doivent, et je te laisse juge de tout cela.   

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Je me revêts

Accorde-moi ta paix, Seigneur.

 

Et que ce qui est remis entre tes mains permette un renouvellement de mes pensées et de mes relations.

 

Je me revêt de ta grâce.

 

Je me revêt aussi d’un esprit de douceur, de patience, de paix et de joie dans les relations que tu me donnes de vivre dans ton église, et plus loin.

Merci. Du fond du coeur. Merci.

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