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10 mai

Libre du contrôle et d'un esprit sectaire

Matthieu 10

Marc 9.38-41

 

Jean lui dit : Maître, nous avons vu quelqu’un qui chassait les démons en ton nom.

Nous lui avons dit de ne plus le faire parce qu’il ne nous suit pas.

- Ne l’en empêchez pas, répondit Jésus, car personne ne peut accomplir un miracle en mon nom et, aussitôt après, dire du mal de moi. Celui qui n’est pas contre nous est pour nous.

Marc 9.38-40

 

Dans ce passage de l’Evangile de Marc, Jésus se consacre à l’enseignement de ses disciples (Mc 9.31). Il leur parle, entre autres, du service, de l’accueil récompensé, de la résistance intérieure à ce qui nous fait trébucher. Et, au beau milieu, cet enseignement sur l’attitude à avoir avec ceux qui font des choses au nom de Jésus, mais qui ne suivent pas le groupe des disciples. 

 

Naturellement, Jean avait demandé à l’un de ces individus d’arrêter de se comporter de la sorte.

« On ne le connaît pas. On ne sait pas ce qu’il dit. On ne sait pas à quel point il te connaît ou pas, Jésus. » J’aurais fait la même chose que Jean.

« Soit tu nous suis, tu es avec nous, et tu chasses les démons en son nom, soit tu arrêtes. » 

J’aurais fait la même chose que Jean. 

 

Et je me serais attendu à une approbation de Jésus par rapport à mon attitude. Du style : « Tu as bien fait, Jean », ou : « C’était la bonne attitude à avoir », ou encore :  « Tu as bien défendu ma cause, bon et fidèle serviteur … »

Sauf que …

 

Sauf que … ce n’est pas ce que Jésus dit. 

« Ne l’en empêchez pas … celui qui n’est pas contre nous est pour nous ». 

 

Il désectarise, Jésus. Il coupe la pensée du « rien que nous et pas les autres ». Et ça désarçonne. 

Il responsabilise aussi - et comment ! - dans les versets qui suivent (v. 42), ceux qui feront des choses en son nom. N’empêche que, pour les disciples, Jésus est en train de dire : il se peut qu’il y ait des personnes qui ne sont pas avec nous et qui sont pour nous quand même ; qui ne font pas partie de notre cercle, de ceux qu’on connaît, et qui sont pour nous quand même. Pour nous. 

 

Il est libre de l’esprit sectaire, Jésus. Et il nous libère. 

Pas besoin de se mettre des gens à dos ! Il y en avait déjà bien assez qui étaient clairement contre lui, ou qui allaient le devenir. 

Mais cette parole de Jésus me parle. Il est libre de l’esprit sectaire, et il libère.

Il est libre de l’esprit sectaire, et il libère.

 

La différence entre ceux qui sont pour nous et contre nous ne s’établit pas seulement par le fait qu’on se connaisse tous, Jean. Certain ne nous suivent pas de près… et pourtant il ne sont pas contre nous. Et s’ils ne sont pas contre nous … alors ils sont pour nous, Jean. Pour. 

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Jésus est clair sur son identité, sur sa mission, sur son ministère et ses responsabilités. Là, il ne transige pas ; il n’y aura pas dix-huit manières de les vivre et de les affronter. Par rapport à lui, à sa conduite de vie, à son appel, Jésus est au contrôle. 

 

C’est la conduite des autres que Jésus refuse de contrôler. Il ne rentre même pas sur ce chemin-là. Il ne la manipule pas, c’est tout. Il aurait pu, certainement. Il ne l’a pas fait. Jésus refuse de contrôler la conduite des autres. Il contrôle sa vie à lui.

Responsable de ses actes à lui, Jésus rend ses disciples responsables de leurs actes à eux. 

 

Responsable de ses actes à lui,

Jésus rend ses disciples responsables de leurs actes à eux.

 

Jésus appelle, il ne force pas. Certains répondront par l’affirmative, d’autres pas. C’est ok. 

La valeur de son être et la réussite de son ministère ne se mesurent pas aux nombres d’approbations ou de réponses positives. La réussite de son ministère se mesure à l’obéissance à la voix de son Père.

La réussite de son ministère se mesure

à l’obéissance à la voix de son Père.

 

Jésus gère sa vie, et pas celle des autres.

C’est fou ! Parce que j’ai tellement tendance à faire le contraire, moi. Vouloir contrôler la vie les autres, et me laisser de la liberté à moi.

Jésus contrôle sa vie, ses émotions, ses actes, ses paroles. Tout ce qui dépend de lui est dans la cible d’une saine justice. Un contrôle de tous les instants, à l’écoute de son Père, même aux pires moments, même sous la torture et la fatigue, pas de violence, pas de révolte. Juste un « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». 

 

Jésus contrôle sa vie, adultement, saintement, et il laisse libre les autres. Responsables. Devant Dieu. 

Jésus contrôle sa vie, et il laisse libre les autres.

 

Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. 

Et si c’était un exemple à suivre ?

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DU SAVOIR À L'AVOIR

Seigneur Jésus.

Combien de fois ai-je voulu contrôler la vie des autres, la maîtriser. Sans succès, bien sûr. Mais combien de frustration, du coup, de part et d’autres.

Tu aurais pu vouloir tout maîtriser, Jésus, Dieu Souverain, mais tu ne l’as pas fait. Ça devrait me donner un indice, non ?

Par contre, Seigneur, tu me demandes d’avoir la maîtrise de ma vie, en toi, par toi. La maîtrise de mes choix, de mes paroles, de mes actes, de mes pensées, de mon obéissance. Il y aurait déjà bien assez à faire, il me semble …

Aide-moi à ne pas faire les choses à l’envers, Seigneur. Aide-moi à gérer ma vie, à être responsable de mon comportement, de mes choix, en toi et de laisser les autres libres … plutôt que de vouloir gérer la vie des autres et vouloir me laisser libre moi.

Aide-moi, Jésus, à penser comme toi. Par ton Esprit. 

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un MOI pour AIMER mieux

Dans quel domaine, honnêtement, as-tu l’impression de vouloir davantage gérer la vie des autres que la tienne ?

 

Tu t’es déjà demandé ce que ça cache ?

Dans ce domaine que tu viens de discerner, demande à Dieu de t’aider à prendre tes responsabilités.  Devant lui. Les tiennes.

 

Uniquement. 

Le témoignage du jour

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