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20 mai

Indigné, en colère

Jésus promena sur eux un regard indigné. 

Profondément attristé par la dureté de leur cœur, 

il dit à l’homme : Etends la main !

Il la tendit et elle fut guérie 

Marc 3.5 

 

Des gens amenèrent à Jésus de petits enfants pour qu’il pose les mains sur eux, 

mais les disciples leur firent des reproches.

Jésus le vit, et s’en indigna.

 « Laissez donc les petits enfants venir à moi, ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent. Vraiment, je vous l’assure : celui qui ne reçoit pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n’y entrera pas. »

Là-dessus, il prit les enfants dans ses bras, 

posa les mains sur eux et les bénit.

Marc 10.13-16

 

Jean 3.13-17 

Luc 9.41

Lorsque tu évolues dans un milieu chrétien, tu reçois de nombreux enseignements au sujet de l’amour de Dieu, de sa bonté infinie et de son pardon inconditionnel. Tu apprends que le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, fidélité, douceur, maîtrise de soi (Galates 5.22-23).

Comment ne pas conclure qu’un chrétien ne doit pas se mettre en colère ?

Et comment comprendre ce sentiment qui surgit parfois en toi, bouillonne et jaillit ensuite comme le feu d’un volcan ? Est-ce toujours pécher ?

Quel a été le sujet de ta dernière colère ?

 

Y a-t-il des colères justifiables, de saintes colères comme on dit ?

Qu’est-ce que la Bible nous enseigne ?

 

Dans l’Ancien Testament, Dieu se fâche contre les ennemis de son peuple pour défendre ceux et celles qu’il s’est choisi. Ça, nous pouvons peut-être le comprendre !


Mais il se met également souvent en colère contre son peuple. Son propre peuple. Certains de ces récits sont très violents et dérangent notre vision d’un Dieu compatissant, bon, éternellement amour et grâce. Comment comprendre la colère de Dieu ?

Comment comprendre la colère de Dieu ?

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Une citation dont je n’ai pas retrouvé l’auteur m’a aidé à comprendre un peu mieux. « La colère de Dieu est le fruit de son amour blessé ».


Dieu ne se réjouit jamais autant que lorsque nous répondons à son amour. Il ne se réjouit jamais autant que lorsque nous nous aimons les uns les autres. Par contre, il est blessé lorsque son amour est rejeté, bafoué ou détourné de sa cible.

La colère de Dieu est directement liée à sa sainteté. Dieu est pleinement amour et vérité, grâce et justice. La haine et le mensonge, le rejet du pardon et l’injustice blessent l’identité même de Dieu.

 

La colère de Dieu est directement liée à sa sainteté.

 

Et Jésus ? S’est-il mis en colère ?

En Marc 3.5, Jésus se met en colère lorsque des pharisiens refusent une guérison le jour du sabbat et en Marc 10.14, lorsque les disciples empêchent des enfants de s’approcher de lui. Jésus se met en colère lorsque son amour ne peut pas rejoindre ceux à qui il est destiné, en particulier les faibles, les fragiles et les rejetés.

Jésus se met en colère
lorsque son amour ne peut pas rejoindre
ceux à qui il est destiné.

 

Dans les évangiles, nous voyons souvent les disciples tenter de réguler les foules qui s’approchent de Jésus. Etait-ce uniquement pour le protéger ? Ou les disciples essayaient-ils, de manière plus ou moins consciente, de choisir qui était autorisé à avoir accès à Jésus ? 

Et nous ? D’après quels critères estimons-nous que telle ou telle personne soit plus ou moins légitime pour s’approcher de Dieu ?

 

En Matthieu 21.12-13, Marc 11.15-17, Luc 19.45-46, Jean 2.13-17, Jésus entre dans le temple de Jérusalem. Il en chasse les marchands et changeurs de monnaie. Il renverse les tables.
Je te laisse imaginer la scène ! 

 

Où est le fruit de l’esprit, où est la maîtrise de soi ? 

 

Ces marchands et changeurs étaient installés dans la première cour du temple. Leur présence permettait aux pèlerins d’acheter les animaux qu’ils offriraient ensuite en sacrifice. Pratique, non ? 

 

Oui … pratique … sauf que cette cour était destinée aux non-juifs ! Si bien que l’espace qui leur était proposé pour venir à la rencontre de l’Eternel était encombré ; une sorte de foire colorée et bruyante. C’est une façon de « voler » aux non-juifs l’accès du temple, cette maison de prière pour tous les peuples. Ils étaient empêchés de prier. 

Ici encore, la colère de Jésus est tournée contre des pratiques visant à empêcher certaines personnes de s’approcher de Dieu.

 

Jésus était humble et doux, c’est vrai. Mais il était également passionné ! Cependant, sa colère reste dans des limites claires. Elle ne dure pas. Elle ne détruit pas.


Et Jésus continue d’accueillir et d’offrir son pardon en tout temps.  

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DU SAVOIR À L'AVOIR

Seigneur, mon Dieu, mon ami, mon Père.

Aide-moi à être indigné par ce qui t’indignait. Ouvre mes yeux pour que je voie ce qui, dans mon coeur, ma vie et ma pratique, t’indignerait encore. Là où j’empêche d’autres à s’approcher de toi, par mon silence parfois, ou ma religiosité.

Je désire être indigné de ce qui t’indignait, Jésus.

 

Et en paix pour tout le reste. 

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un MOI pour AIMER mieux

Quel a été le sujet de ta dernière colère ? Pourquoi s’est-elle déclenchée ?

Quelle injustice mériterait peut-être un peu plus de colère de ta part ?

D’après quels critères estimes-tu que telle ou telle personne soit plus ou moins légitime pour s’approcher de Dieu ? Son histoire de vie ? L’expression de sa spiritualité ?

 

Selon toi, quelle est la frontière entre une colère légitime et le péché ? 

Le témoignage du jour

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