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24 mai

Déçu...

Jésus ne put accomplir là aucun miracle,

sinon pour quelques malades à qui il imposa les mains et qu’il guérit.

Il fut étonné de leur incrédulité.

Marc 6.5-6

Cher Jésus,

Je suis née enthousiaste, tu le sais. 

Tellement enthousiaste, qu’enfant, il m’arrivait souvent de ne pas dormir la nuit avant une promenade d’école, un anniversaire, une sortie spéciale, ou une promesse… 

 

Je suis née enthousiaste… et une bonne candidate à la déception.

Parce que, tu sais que, s’il y avait plein de raisons de me réjouir, ça en faisait tout autant d’être déçue : la promenade d’école pouvait être annulée, la fête d’anniversaire, je n’y étais pas invitée, la sortie spéciale… banale, et la promesse, pas tenue.  

 

Tu te souviens qu’avant de m’endormir, j'avais pris l’habitude de passer en revue tous les possibles contretemps, tous les imprévus, toutes les raisons imaginables de changements ou d’annulations, pour m’éviter cette fichue déception ?

 

Mais peine perdue, elle était souvent au rendez-vous, la déception, parce qu’il y avait toujours une raison ou une autre à laquelle je n’avais pas pensé. Il y avait toujours quelqu’un ou quelque chose pour me décevoir… quand ça n’était pas juste moi-même.

 

En fait, nos journées sont remplies d’attentes : attentes de ce que l’autre devrait faire pour nous, être pour nous. Attente de reconnaissance, de valeur, de promotion, d’augmentation.  

Attentes légitimes quand il s’agit de la protection et le soutien de nos parents, de nos familles, du respect de nos enfants, de la confiance à nous accorder. 

Attentes de plein de choses qui finalement ne seront peut-être pas.

 

Tu en sais quelque chose, toi, Jésus, de la déception. 

Déjà chez toi, à Nazareth, dans ta famille, tu n’es pas reconnu. Ton autorité est contestée et aucun miracle ne peut être accompli. Aveuglés par leurs préjugés, ils ne peuvent concevoir autre chose que le fils du charpentier. 

Quelle déception de ne pas être reconnu par les siens, de ne pas pouvoir bénir ceux qu’on aime. 

 

Et puis, il y a eu ton ami, Pierre. Même si tu connaissais son cœur et que tu as su à l’avance qu’il allait te trahir, quelle déception ça a dû être lorsqu’il t’a renié pas une, mais trois fois, oubliant toutes ses promesses et même son amitié pour toi. 

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Déception douloureuse et absolue lorsque à la croix, tu te retrouves seul, sans ton Père, pour la première fois. Quand Son regard, même pour un temps, se détourne de toi. Quand durant trois heures sa lumière ne brille plus sur toi. Quel cri de douleur tu lances alors : « Pourquoi m’as-tu abandonné ? ».

Y a-t-il plus grande déception et plus grande souffrance que d’être abandonné par ses parents ?

Comment as-tu pu gérer toutes ces déceptions, Jésus ?

Parce que tu vois, chez moi, la déception elle peut m’engloutir dans une douleur intense, une sorte de désespoir sans fond associé à de l’amertume, de la colère et toutes sortes d’émotions confuses. 

Elle m’incite à couper des relations, la déception. 

Elle me donne une impression de honte et de rejet. Mais surtout, trop déçue pour continuer, j’ai l’envie de tout abandonner, de tout laisser tomber. Je jette l’éponge…

Et toi ?

 

Toi, tu sais exactement tout ce que je ressens. Tu connais toutes mes déceptions… mais tu as été tellement autre dans ta façon d’y répondre.

A Nazareth, tu fais le bien, ils le perçoivent mal. Tu ne t’en offenses pas, tu ne les condamnes pas. Déçu oui, mais pas honteux, ni freiné. Tu sais qui tu es. Tu changes le mal en bien en envoyant tes disciples en mission, deux par deux. 

Tu étends la bénédiction à ceux qui veulent la recevoir.

Déçu oui, mais pas honteux, ni freiné. Tu sais qui tu es.

 

Face à Pierre, tu ne lui retires pas ton amitié. Tu te rapproches de lui et lui renouvelles ta confiance. Tu lui confies une mission nouvelle : « Pais mes brebis ». Déçu, c’est vrai, tu l’as été, mais ça n’a  changé ni ton amour ni ta confiance en lui.

A la croix, pour la première fois, tu es seul, sans ton Père. Il ne te répond plus. Tu ne Le vois plus. Tu ne l’entends plus. Mais, malgré tout, malgré la souffrance, malgré la solitude… tu choisis encore la foi, et l’obéissance. La déception ne t’engloutira pas !

La déception ne t’engloutira pas.

Tu sais que ton Père a le pouvoir de te relever de la mort. Ta plus grande déception a été métamorphosée en victoire pour l’éternité.

Et cette victoire elle est pour nous aussi, Jésus ! Tu nous as tracé un chemin nouveau. Une voie de sortie, afin de ne pas rester embourbés dans nos déceptions. Un chemin où nos épreuves sont des tremplins, nos déceptions des occasions de joies futures et des sources de bénédictions !

Tu traces une voie d’amour, de pardon et de foi à celui qui croit en toi !

A toi la Gloire !

« L’Amour ne se réjouit pas du mal. Il se réjouit de la Vérité.

En tout circonstance il fait face, il garde la foi, il espère, il persévère. »

1 Corinthiens 13

Du savoir à l'avoir_logo.png

DU SAVOIR À L'AVOIR

J’ai du mal, Seigneur, à bien gérer les déceptions de ma vie. Comme si elles me donnaient le droit de moins aimer, de faire payer ou de me venger. Viens travailler ce domaine-là de ma vie aussi, Jésus.

 

Aide-moi à gérer mes déceptions de la même manière que toi. Vivre la déception, sans lui laisser le volant. Accepter d’être déçu… et continuer d’être disciple.

En toi. Aide-moi. 

Un moi pour aimer mieux_logo.png

un MOI pour AIMER mieux

Par quoi es-tu déçu(e) aujourd’hui ?

Ton job, tes amis, ton pasteur, ton manque de discipline… Dieu ?!?

Dépose tes déceptions à la croix et laisse Dieu transformer ton regard, tes attentes.

Laisse-toi surprendre et regarde à Celui qui jamais ne pourra te décevoir ultimement.

 

Il a un plan bien meilleur pour toi ! Que Dieu augmente ta foi !

Petit conseil pratique : Tu peux écrire ce qui te déçoit sur un petit bout de papier… prier, le froisser… et le jeter !

le témoignage du jour

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