20 mai
La prière, une demande stratégique
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire
pour les siècles des siècles. Amen.
Matthieu 6.13
La prière se poursuit. Après avoir parlé à Dieu de nos besoins logistiques – nourriture et pardon – Jésus nous invite à lui parler de nos combats. La prière ouvre ici un espace de fragilité.
Elle devient un lieu de vérité.
La prière devient un lieu de vérité.
Un lieu où je peux déposer mes peurs et mes luttes, mes tentations et mes chutes. Un lieu où je peux nommer ce qui me fatigue, ce qui me fait trébucher, ce qui m’attire parfois loin de Dieu.
Devant lui, pas besoin de faire semblant d’être solide. Pas besoin d’impressionner Dieu par ma force. Besoin, par contre, de le rencontrer dans mes faiblesses. Car c’est souvent là, précisément, que Dieu agit le plus profondément : « ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (Paul, en 2 Corinthiens 12.9)
C’est souvent là, précisément, que Dieu agit le plus profondément.
Et puis la tentation… La prière ne dit pas « si nous entrons en tentation », mais « ne nous laisse pas y entrer... ». Prier cette prière, c’est reconnaître quelque chose d’essentiel. Reconnaître que la tentation est là et que nous sommes plus fragiles que ce que nous aimerions croire, ou faire croire.

Prier, c’est reconnaître son humilité. C’est dire à Dieu : « Je sais que je peux tomber, et j’ai besoin de toi, ne me laisse pas y entrer. » La prière devient alors une forme de lucidité. Elle nous rappelle que certaines batailles ne se gagnent pas simplement avec plus de volonté ou davantage de discipline.
Certaines batailles se gagnent à genoux. Et ce sont souvent les plus importantes.
Certaines batailles se gagnent à genoux.
Et prier, c’est aussi reconnaître que le mal existe. Et c’est demander à Dieu de nous en préserver. C’est reconnaître, devant Dieu, que la plus grande bataille de la vie ne se gagne pas par la force humaine, elle se gagne par la grâce.
Et la prière se termine. Elle se termine comme elle a commencé : par Dieu. Elle commence par le règne de Dieu… et elle se termine par le règne de Dieu.
Comme un rappel essentiel : au milieu de nos fragilités, de nos combats et de nos luttes, Dieu reste souverain. Nos combats sont réels, nos luttes aussi, mais la victoire appartient à Dieu.
Nos combats sont réels, nos luttes aussi,
mais la victoire appartient à Dieu.
Le règne, la puissance et la gloire ne m’appartiennent pas, Jésus. Il t’appartiennent, à Toi.
Et c’est peut-être pour cela que je peux prier avec confiance : parce que ma vie ne repose pas sur ma force, mais sur la tienne.

un MOI À genoux
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne,
la puissance et la gloire
pour les siècles des siècles.
Amen.
Seigneur, merci parce que tout t’appartient.
Je peux te prier, avec confiance, aujourd’hui, parce que ma vie ne repose pas sur mes propres forces. Mais sur les tiennes.
Que ta grâce, en ce jour, vienne parler fort à ma vie.
Amen.

un MOI pour prier
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